Le 2 pour nous deux – Claude Fortier

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Claude est travailleur social.

Pour rejoindre Claude, téléphonez au bureau administratif au 819 542 1136 ou écrivez à [email protected]

 

Mon nom est Claude Fortier, je suis né à St-Ferdinand le 17 décembre 1953 dans la région des Bois-Francs, entre Plessisville et Blake Lake. Nous étions sur la ferme agricole familiale de mon grand-père Fortier. J’y suis demeuré jusqu’à l’âge de 10 ans. Par la suite, je suis demeuré encore sur une ferme agricole avec mes parents pendant quelques années, puis nous sommes venus demeurer à Plessisville.

À l’âge de 5 ans, j’ai eu la poliomyélite. Je suis allé à plusieurs hôpitaux à Québec afin de soigner ma maladie. Vers l’âge de 12 ans, dû à des séquelles de la poliomyélite, j’ai eu la scoliose. Je suis demeuré à l’hôpital Ste-Justine de Montréal pendant plusieurs mois et y suis retourné pendant quelques années.

Vers l’âge de 16 ans, le médecin de l’hôpital Ste-Justine de Montréal m’a confirmé que mon état de santé était enfin stable pour le reste de ma vie. C’est à partir de ce moment que j’ai pu continuer à travailler sur la ferme agricole jusqu’à l’âge de 29 ans.

Pendant la période de 16 ans à 29 ans, j’ai terminé mes études secondaires et collégiales. J’ai mis sur pied, avec d’autres personnes, un regroupement pour personnes handicapées à Plessisville en 1979. À ce jour, il est encore fonctionnel.

En 1982, je suis parti demeurer à Sherbrooke pour faire mes études universitaires à l’Université de Sherbrooke. Je détiens un baccalauréat en service social et un certificat en toxicomanie.

Pendant la période de 1984 jusqu’en 1992, j’ai fait de la compétition en fauteuil roulant. Au début, j’ai fait de la compétition au basketball pendant 2 ans et, par la suite, de la compétition athlétique (course en fauteuil roulant) pendant 6 ans, sur la scène nationale. À cette époque, j’étais en pleine forme physique et morale et ceci était l’une de mes plus belles expériences, à part ma conjointe. Nous sommes mariés depuis 1998.

De 1988 à 2003, l’un de mes plus beaux souvenirs est ma petite chatte Mascouche qui m’a donné beaucoup de bonheur et de joie. Maintenant, elle est décédée d’une insuffisance rénale en mars 2003 et elle me manque toujours.

En 1996, j’ai rencontré Brigitte qui allait devenir mon épouse en 1998. Depuis, nous sommes toujours ensemble. Tout va bien dans notre couple et nous sommes heureux d’être ensemble pour le meilleur et pour le pire (rire).

Mes premières expériences de travail ont été en 1979, le Club Joie de Vivre de Plessisville. Je suis l’un des premiers membres à fonder le regroupement de personnes handicapées. J’ai travaillé comme secrétaire trésorier et comme administrateur. J’ai été sur le conseil d’administration ainsi que sur le conseil exécutif. J’y suis demeuré de 1979 à 1982.

J’ai travaillé pour l’Office des personnes handicapées à Sherbrooke comme travailleur social de 1984 à 1986. Également, le regroupement de personnes handicapées Pro-Amitié de Sherbrooke de 1988 – 1989. J’ai fait différents endroits, comme travailleur social, dans la région de Sherbrooke.

Handi-capable, pour lui… Le regroupement Handi-capable représente le monde du travail pour les personnes handicapées. Nous savons tous que la plupart des personnes handicapées ne peuvent avoir un travail. Les préjugés sont toujours véhiculés comme négatifs dans notre société. Handi-capable est une ressource pour les personnes handicapées. Le but est de démontrer le potentiel des personnes handicapées et de sensibiliser les employeurs à la juste cause de l’intégration au marché du travail des handicapés.

Mon but serait d’améliorer la qualité de vie des personnes handicapées qui sont, trop souvent encore aujourd’hui, jugées comme des être incapables de faire quoique ce soit dans notre système (moderne).

Ma seule motivation est de demeurer en santé, car maintenant je suis un peu trop âgé pour me retrouver du travail et me battre encore contre les préjugés des employeurs.

Son message aux membres est : Ne baissez jamais les bras, défendez vos idées. Vous devez donner le meilleur de vous-même. Ne vous laissez surtout pas dominer ou influencer par ce que disent les gens; ils auront toujours des remarques et des jugements de valeur qui nous font mal parfois.

Claude Fortier et Marc Pilon