24 juillet

 

HOMMAGE AU TRAVAIL DE LA TERRE

Une belle poésie de Jean de La Fontaine (1621 – 1695) attend les jardiniers et jardinières.

24-07-12_j-de-la-f

Le laboureur et ses enfants

Travaillez, prenez de la peine :
C’est le fonds qui manque le moins.
Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
« Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
Que nous ont laissé nos parents :
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l’endroit; mais un peu de courage
Vous le fera trouver: vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’oût :
Creusez, fouillez, bêchez; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse. »
Le père mort, les fils vous retournent le champ,
Deçà, delà, partout : si bien qu’au bout de l’an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer, avant sa mort,
Que le travail est un trésor.

Jean de La Fontaine

 

 

24 juillet 2012

Tel que mentionné plus tôt cette semaine dans les échanges de courriels, Raymond apporte les tuteurs qu’il avait chez lui. Avec l’aide de Johanne, ils sont installés pour supporter les haricots de Sylvie. Cette dernière n’aura donc pas à faire des achats ou autres démarches à cet effet.

En plus, les deux jardiniers profitent de leur visite aux jardins pour remplir les réserves d’eau.

 

Johanne avait oublié sa bouteille d’eau. Comme elle avait soif, elle a alors rincé sa tasse et bu dedans! Wow! L’eau était meilleure?!

 

Elle a cueilli ses premières betteraves : sept petites caboches grosses comme son pouce! Elle les dégustera demain midi.

Selon Raymond, leurs feuilles se cuisinent comme des épinards.

 

L’esprit du castor, besogneux et déterminé, est maintenant présent au-dessus du jardin de Colette et Guy.

Colette, curieuse d’en connaître davantage, effectue une recherche sur internet et découvre que :

 

Au positif, le castor est un bâtisseur qui a un réel pouvoir pour modifier concrètement son environnement, changer le cours des choses et de la vie.
Il a la capacité de transformer l’idée et le désir en réalité. C’est un travailleur acharné et il est étonnant de voir combien un animal de son gabarit peut modifier en profondeur son espace vital en seulement quelques jours.
Toutefois, s’il va trop loin dans sa volonté de recomposer la nature, il finit par s’accaparer, pour son seul usage, les richesses du monde et il modifie alors l’équilibre subtil de l’univers par une trop grande tendance à accumuler.
De plus, il peut finir par piller, appauvrir son environnement à force de la concentrer sur ses seuls besoins.
Le castor, parce qu’il forme un couple pour la vie est un modèle de fidélité et de stabilité. C’est un parent attentif et la force Castor pousse à l’unité familiale, à la sécurité et au confort domestique (les barrages qu’il construit sont de vraies « villas » dotées de plusieurs pièces et de plusieurs entrées). C’est une nature paisible, profondément non belliqueuse.
Signalons un fait moins connu : pendant tout le Moyen-âge et du fait des premières observations maladroites faites au sujet de l’animal, le castor, précisément à cause de sa queue plate (castor a bien la même étymologie que castré) fut réputé comme un exemple de chasteté : c’est là une métaphore collective sur la maîtrise possible de la sensualité que l’on retrouve dans notre astrologie avec l’axe Taureau/Scorpion.

 

Source : http://www.autourdelalune.com/animal-totem/le-castor-et-le-taureau.html#ixzz21b2QgNuz

 

Je remercie Johanne pour ces belles photos et Colette pour sa recherche. C’est cette communion qui rend le reportage si intéressant!

Claudia Beauregard, pour Handi-capable