LE DERNIER ENVOL

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Vendredi, le 21 mars dernier, à 13 h,  au Centre Culturel de Sherbrooke était présenté « Le dernier envol » , un film d’Yves Langlois.

M. Langlois, réalisateur, présente le film.

 

Ce film relate la vie de M. Claude Messier en le suivant dans ses diverses activités durant les dernières années de sa vie.  Claude était handicapé physique à cause d’une maladie très rare qui l’a cloué au lit.  Cependant, il n’était pas question pour lui que son handicap l’empêche de vivre sa vie à plein et de réaliser la plupart de ses rêves.  En plus de nous présenter un homme courageux et déterminé, le film nous présente un homme de combat qui a su faire valoir ses droits et du fait même ceux des autres personnes handicapées.

 

L’assistance était  composée majoritairement de bénéficiaires du CRE.

 

Ses principales luttes, contre l’injustice faite aux personnes handicapées et souffrantes, ont permis de mettre au grand jour les mauvais traitements qui leur étaient faits à St Charles Borromée de Montréal et aussi l’acceptation par le corps médical et le gouvernement de légaliser la marijuana à des fins thérapeutiques.

 

Mais par-dessus tout, Claude était un « travaillant » qui a écrit plusieurs livres imprégnés de son expérience de vie, de poésie et de sagesse.  D’ailleurs, par moment, des comédiens lisaient des extraits de ses livres et chaque parole était remplie de sens profond face à une condition de vie précaire.

 

Nelson et Lucie étaient là.

 

Claude a aussi écrit une pièce de théâtre qui vise les préjugés et les malaises face aux personnes handicapées.  Encore une fois, dans le film, des comédiens et Claude jouant son propre rôle, nous présentent des situations communes avec des attitudes parfois empreintes de mépris et qui sont remises en question avec un brin d’humour.

 

Je prends Nelson et Lucie en photo.

 

Claude ne manquait aucune occasion de se dépasser et de vivre à plein des activités qui d’ordinaire lui auraient été impossibles.  Que ce soit le camping, l’écriture, prendre une bière dans un club, se balader à travers la ville de Montréal en lit roulant, faire du ski, du parachutisme…etc.

 

Il a particulièrement fait tomber un tabou bien encré : ses besoins de tendresse, d’amour humain, de vie sexuelle. 

 

Et finalement, la souffrance… parce qu’aujourd’hui, nous évitons de la regarder alors qu’elle nous affecte et nous conditionne dans plusieurs de nos décisions et de nos actions ou inactions.  Mais par-dessus tout, il nous amène à regarder la personne « capable » de vivre humainement au lieu de regarder l’handicap qui la limite.

 

C’est Claude qui a frappé à la porte d’Yves Langlois parce qu’il avait des choses à dire au reste du monde.  Il savait qu’il ne lui restait plus longtemps à vivre et loin de s’enfermer dans ses derniers jours, il a voulu nous faire profiter un peu de lui-même.  En vous rapportant la présentation du film, c’est dans l’espérance que vous ayez le désir de connaître Claude à travers ses livres et le film si vous ne le connaissez pas encore.  Mais c’est aussi une façon pour moi de lui dire Merci pour le don précieux qu’il nous a fait avant de prendre son dernier envol.

 

Marc Bourgault

À la demande du réalisateur, les responsables de l’événement et les invités qui le désiraient se sont prêtés à l’expérience de la chaise roulante durant l’activité.

 

Je remercie M. Pierre-Nicolas Durand qui nous a envoyé les photos qu’il a prises lors de l’activité.  Elles sont toutes de lui à l’exception de celle que j’ai prise de Nelson et Lucie.

 

 

 



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