À QUOI SERT L'OPHQ ?

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Un commentaire de Sylvie Godbout, membre du conseil d’administration de l’Office des personnes handicapées du Québec.

 

 

Bref écho de l’OPHQ

 

Un peu d’histoire comme notre ami Maurice aime faire. Je me souviens de l’époque ou je siégeais pour la première fois sur le C.A. de l’OPHQ. De 1988 à 1991. À ce moment l’OPHQ palliait financièrement à certains besoins des personnes handicapées et j’avais l’impression qu’enfin un pont était créé entre les personnes handicapées riches et les personnes handicapées pauvres. En plus de répondre à certains besoins, il nous a sortis de l’ombre. Mais j’ai vite su que l’OPHQ ne conserverait pas ce pont éternellement. Il s’organiserait pour que tout le monde frappe aux mêmes portes pour avoir des subventions et ensuite il disparaîtrait Les députés des différents partis politiques de 1978 avaient unanimement voté en faveur de la création de l’OPHQ à cette condition.

 

L’OPHQ est encore là. Et je suis convaincue qu’il doit demeurer. Depuis la fin de mon premier mandat en 1991, certains dossiers sont réglés; par contre, d’autres sont toujours actifs et certains le demeureront toujours.  Prenons, par exemple, le dossier de l’accessibilité.

L’accessibilité universelle aura toujours besoin d’un chien de garde.  Ce n’est pas un secret que malgré des lois sur l’accessibilité des entrepreneurs les contournent. L’accessibilité universelle est un concept d’aménagement qui prône la réalisation d’un aménagement sans obstacles pour toutes les déficiences (motrice, visuelle, auditive, intellectuelle) de même que pour les situations d’incapacité temporaire.

Certain(e)s se demandent pourquoi on a changé une loi qui semblait si bien aller. Premièrement, c’est suite aux transferts des programmes vers les ministères et le besoin de se moderniser. Suite à ce grand ménage un nouveau concept très intéressant a vu le jour. Soit celui d’information et de formation. L’information- formation c’est d’inclure des éléments d’information sur les personnes handicapées lors du développement de nouveaux programmes de formation tant dans les universités qu’au collégial, au secondaire et au professionnel. Ainsi, les futur diplômés pourront ajuster les services qu’ils offrent afin de tenir compte des particularités des personnes handicapées dans leur pratique professionnelle ou ajuster, selon le cas, leur pratique professionnelle pour être un agent facilitateur de l’intégration sociale.

 

Et vous, qu’en pensez-vous ?  Répondez à Sylvie Godbout sur le forum de Handi-capable : http://www.handi-capable.net/forum/index.php

 



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